Brazaville, Congo

Brazaville, Congo
Une palette de couleurs vives
Des souvenirs en Vrac
Les
premiers de ma vie

1
er Jour d'école: La classe était divisée en plusieurs niveaux... on m'a demandé de choisir entre les fraises et les bananes (parceque chaque groupe portait un nom de fruit ou de légume) et, en découvrant Sébastien (je crois bien que c'était ça son nom), mon futur tout premier namoureu d'école, je n'ai passité longtemps!
Le
s fraises!
Une chaise rouge était libre à sa gauche. La Maîtresse y acrrocha mon cartable "Esmeralda". La leçon de découpage commença. Comme je maniais avec dextérité cet outil, à force de m'entrainer à la maison pour pouvoir impressionner mes petits camarades, mon voisin, très mignon avec son sourire qui laissait deviner qu'une dent de lait s'en était allée, et convoité par mes camarades de la table des bananes, me complimenta sans réserve sur la precision avec laquelle je suivais les pointillés de l'arbre que je découpais...
On jouait à cache cache à la récréation. Une fois, nous avions monune ruse: nous deux contre tous, cachés derrière un bâtiment. J'avais peur, mais il disait qu'il n'avait pas peur, et lui, il connaissait toutes les meilleures cachettes, et qu'il me protègerait parceque les gentils gagnent toujours contre les méchants!
C
'est pas vrai! je disais. On va se faire attrapper, tu es bête! Puis il dit "Chut". Blottie contre lui, j'attendais. Les méchants étaient passés! La cloche retentit. Vite, dépêchons nous, Maîtresse va nous gronder! abandonnant notre goûter sur l'herbe, on courait, main dans la main, vers la porte recouverte de dessins d'enfants.

Le Congo, c'était aussi "Hé, la chinoise!" et je leur répondait "Hé, je suis pas chinoise... et puis, de toute façon tu n'est qu'un garçon très idiot! Je te dis pas que tu es Noir!!!
-Je vais le dire à la maîtresse!
-Je vais le dire à Sebastien!
-
Petite chinoise!
-
Petit martien!!!
-
O_O ...Pourquoi tu dis ça, je suis pas martien!!
-
Je ne suis pas chinoise non plus alors.
-
C'est pas pareil. (Coup de pied de Gwen)
- J
e suis française!!! (Le garçon la pousse parterre)
- Tu est une sauvage! (Gwen fond en larmes) ... Le garçon continue: tu triches à cache cache, t'as pas le droit de jouer dans le camp des garçons, et t'as pas le droit de frapper, c'est que les gaons qui se battent!
- Je suis pas chinoise!

Plu
s tard, à la maison (en anglais, à sa re): Maman... Pourquoi j'ai pas le droit de dire qu'il est noir, et lui pourquoi il dit que je suis chinoise! c'est une insulte? - Non, c'est la Chine, ma chérie, c'est un pays. - Mais je connais pas la Chine, il est bête! - Oui, il est bête... -Maman, pourquoi tu n'es pas comme les autres mamans? pourquoi tu ne parles pas français? Pourquoi tu n'as pas la peau blanche des mamans de mes amis? - Parceque moi, je viens des Philippines! - et moi, je viens d'où? - Tu viens de tonre et de ta mère, ma chérie. Tu as la chance d'avoir deux nationalités. - J'y comprends rien. tout ce que je sais , c'est que je suis pas chinoise. - Oui, ma puce.. - Maman, les maman des autres, elles comprennent leurs enfants quand ils parlent fraais! Pourquoi on fait pas comme les autres? pourquoi maman tu n'est pas comme tout le monde?..
[ petite innocente que j'étais, je ne voyais pas les yeux de ma maman qui se remplissaient de larmes ]

J
e me souviens d'une cascade au fond de la fot tropicale.. Les fourmi magnan ( fourmi mangeuses d'hommes, très grosses et nombreuses) que mon papa évitait, me portant sur ses épaules pour ne pas qu'elles me mordent les pieds. Une rivière paisible, et au loin le bruit violent de la chute, des murmures de singes cachés au dessus de nos têtes, que dès qu'on levait les yeux au ciel, on voyait des perroquets du Gabon planer vers les Okoumé.

Je me
souviens de l'Hotel. Tous les midis, un chimpanzé laissait glisser son bras du toit de la terrasse afin qu'on dépose une frite dans sa main grande ouverte. Les autres, plus sauvages ou malades, étaient enfermés en cage, je ne supportais pas de voir leur regard profond et malheureux lorsque faiblements ils éplucheaient leur gain. Les libellules microscopiques et tres colorés se déposaient dans les hautes herbes. je les attrapais par les ailes pour regarder droit dans leurs yeux immenses qui me suppliaient de ne pas la manger. Les moustiques me dévoraient les chevilles, mais je ne m'en appercevais à peine, c'étaient les taillades des plantes tropicales dans lesquelles je me baladais qui me mangeaient le plus...

Des amis blancs. des amis Noirs. Tous m'appellaient chinoise, et j'ignorais toujours pourquoi, bien que je me sois habitué à ce surnom qui ne me quitta jamais tout le long de ma vie.


# Posté le dimanche 01 juin 2008 05:37

Modifié le samedi 07 juin 2008 06:55

« Ce qu'on appelle le désenchantement d'une gosse »

«  Ce qu'on appelle le désenchantement d'une gosse  »
... No creo mas en mis sueños a proposito de lo que se llama el amor. Tourner en rond. Caraca. Sourire. Puis pleurer. Voir ses amis en larmes. Oublier. S'endormir. tard. Très tard. Ne plus y penser. Ne pas pouvoir s'en empêcher. Trembler de froid. Se calmer. Puis trembler de Chaud. Rire pour oublier. Sortir. Se Croiser. Un hasar. Simple hasard. Pleurer. Dire que tout va bien. Chambrer. Boire. Danser. Retrouver les autres. Y penser encore. Malgré tout. Détester. Se retourner. Renoncer. Être déçu. Très déçu. Angoissé. Puis apprendre la vérité. Vomir. Se ressaisir. Courir. Crier. Tomber. Sécher ses blessures sous la pluie. Regarder l'Océan. S'oublier. L'oublier. Revenir en arrière. Se Perdre. Croire. Espérer. Attendre. Rien. Souffrir. Frémir. Se rassurer. S'occuper. L'appeler. Raccrocher. Tomber malade. Tomber amoureux. Relativiser. Réussir. Passer à autre chose. Rêver. Sentir son coeur qui bat. L'entendre. Tout cela n'aurai servi à rien. Se ridiculiser. Se dépêcher. S'aventurer. Se tromper. Se Crisper. Sentir. Maigrir. S'affoler. s'attrister. Se défouler sur la musique. Et le chocolat. Aimer. Promettre. pardonner. Rompre. Eviter. Savoir. Désirer. Revenir. Jamais...

# Posté le dimanche 01 juin 2008 05:30

Modifié le samedi 07 juin 2008 05:55

Huis Clos, J.P. Sartre

L'Enfer, C'est les Autres

il était une fois une quête ridicule menée par une jeune fille qui tendait fortement à croire ce qu'on lui disait... elle partait à la recherche des causes de tous ces phénomènes qui se présentaient à ses yeux, et qui gouvernaient le monde, qui le déterminaient et guidaient les faits, les gestes de tous ces sujets pliés aux changements de la planète... la montée de l'induvidualisme la marqua fortement. l'homme est seul. et tant mieux, il ne pourra s'en prendre qu'à lui, et lui seul. elle cligna des yeux, ils s'ouvrirent, pleurant lentement face aux légers rayons de soleil qui perçaient les rideaux fins de la baie vitrée. 6 heures du matin. elle écarta les tissus qui cachaient le monde. qu'il faisait beau, ce matin! le lagon turquoise de tahaa et raiatea, îles jumelles, scintillait paisiblement sous le ciel immense. une brise légère caressait son visage, elle respira fortement, si fort qu'elle eut mal à la poitrine. puis elle se retourna. il n'y avait personne dans son grand lit défait. les draps blancs effleuraient le sol froid.


Huis Clos, J.P. Sartre

# Posté le dimanche 01 juin 2008 03:05

Modifié le lundi 09 juin 2008 19:40

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Ce n'est pas ce que j'ai voulu dire !


# Posté le dimanche 01 juin 2008 00:13

Derrida, Jacques

Derrida, Jacques
__________ Derrida was the founder of deconstruction __________.
★ His extensive work has had a profound impact on continental ★
_________________________ philosophy, __________________________
_ French philosophy and literary theory. His best known work is
_______________________ Of Grammatology. _______________________
____ "Every discourse, even a poetic or oracular sentence, ____
carries with it a system of rules for producing analogous things
_____________ and thus an outline of methodology." _____________

# Posté le mercredi 28 mai 2008 22:32

Modifié le samedi 22 novembre 2008 18:08